|

Dénonciation d’une pratique coloniale algérienne inhumaine

ĞAΣFṚA (SIWEL) — La situation que vit le militant kabyle pacifiste Chafaa Baymout est profondément révoltante. Incarcéré depuis le 21 novembre 2022 par les institutions coloniales algériennes pour avoir simplement affirmé son identité kabyle, il endure depuis plus de deux ans une injustice flagrante. Le 23 octobre 2025, Chafaa a perdu sa mère. Malgré la douleur et sa demande légitime de permission exceptionnelle pour assister aux funérailles, les autorités coloniales algériennes ont refusé de lui accorder ce droit élémentaire, alors même qu’il est régulièrement accordé à d’autres détenus.

Priver un fils de l’ultime hommage à sa mère constitue une atteinte grave à la dignité humaine. Une telle décision révèle des pratiques arbitraires, discriminatoires et indignes d’un État qui prétend respecter les droits fondamentaux. Empêcher un prisonnier d’accompagner sa famille dans un moment de deuil n’est pas seulement une cruauté administrative : c’est un outil de pression et d’humiliation, inscrit dans une logique de domination politique que les institutions coloniales algériennes continuent d’exercer.

Nous dénonçons fermement cette injustice. Nous affirmons notre solidarité avec Chafaa Baymout, avec sa famille, ainsi qu’avec toutes les personnes qui subissent de telles mesures punitives en raison de leurs convictions pacifiques ou de leur identité. La dignité humaine ne devrait jamais être une variable ajustable entre les mains du pouvoir. Les pratiques discriminatoires des institutions coloniales algériennes doivent être mises en lumière et condamnées, afin que de telles violations ne puissent plus se reproduire.

mb/wbw
SIWEL 261812 NOV 25

À lire aussi