Ferhat Mehenni sur le 17 octobre 1961 : « L’idéal des victimes était celui de la liberté et non celui d’une dictature »

PARIS (SIWEL) — Dans un message publié à l’occasion du 65ᵉ anniversaire du 17 octobre 1961, le Président de l’Anavad, Ferhat Mehenni, dénonce l’occultation de l’identité kabyle des victimes et défend le droit de leurs descendants à revendiquer leur liberté.

Sous le titre « Les victimes kabyles occultées », le leader Kabyle revient sur la répression meurtrière de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris. Il dénonce un récit historique qui, selon lui, efface l’identité kabyle des victimes, des deux côtés de la Méditerranée. « C’est là une double mort, physique et identitaire », écrit-il.

Tout en rappelant que Fédération de France du FLN avait contraint les immigrés kabyles à manifester malgré l’interdiction préfectorale et en connaissance des risques encourus, Ferhat Mehenni souligne que « l’idéal des victimes était celui de la liberté, et non celui d’une dictature ». Il accuse le régime issu du FLN d’avoir instauré en Kabylie un « colonialisme interne » et dénonce l’instrumentalisation de cette mémoire lorsqu’elle sert à nier aux descendants des victimes le droit de revendiquer la liberté pour leur propre peuple.

Évoquant la répression visant les militants kabyles depuis juin 2021, il établit un parallèle entre les aspirations des manifestants de 1961 et la revendication actuelle d’autodétermination. « La Kabylie ne renoncera jamais à recouvrer sa souveraineté sur elle-même », affirme-t-il.

Ferhat Mehenni rend enfin hommage aux victimes du 17 octobre 1961, tout en réclamant justice pour les victimes des incendies en Kabylie, la libération des prisonniers politiques kabyles et la reconnaissance internationale de la République fédérale de Kabylie.

nbd

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