SOUTIEN INTERNATIONAL — La militante iranienne des droits humains Mandana Javan salue l’indépendance de la Kabylie
PARIS (SIWEL) — La militante iranienne des droits humains Mandana Javan a publiquement exprimé son soutien au peuple kabyle et salué la déclaration d’indépendance de la Kabylie proclamée le 14 décembre 2025 à Paris, cérémonie à laquelle elle a personnellement assisté. Dans un message publié sur sa page Facebook, elle a tenu à souligner la nature profondément non haineuse, non antisémite et universaliste du combat kabyle, qu’elle inscrit dans une lutte plus large pour la dignité, la liberté et l’autodétermination des peuples.
Dans sa publication, Mandana Javan établit un parallèle clair entre les trajectoires historiques des Kabyles et des Perses, en précisant que ni l’un ni l’autre n’ont jamais été animés par l’antisémitisme ni par une hostilité de principe à l’existence de l’État d’Israël. « Ils ne sont ni anti-Israël, ni antisionistes par dogme ou par haine », écrit-elle, rejetant toute tentative d’amalgame idéologique et rappelant que ces peuples ont toujours revendiqué leur liberté sans nourrir de haine envers autrui.
Présente à Paris lors de la cérémonie de proclamation de la déclaration d’indépendance de la Kabylie, Mandana Javan dit avoir été profondément marquée par l’engagement des militants kabyles, leur lucidité politique et leur « courage tranquille ». Elle décrit une lutte « ni bruyante ni haineuse », mais patiente, enracinée dans une mémoire longue et portée par une espérance tenace, qu’elle associe explicitement au leadership de Ferhat Mehenni, qu’elle qualifie de « rassembleur et savant ».
La militante iranienne salue avec émotion la déclaration d’indépendance de la Kabylie, qu’elle considère comme un acte historique et solennel, porteur d’un immense espoir pour « un peuple qui refuse de disparaître ». Elle rapproche la cause kabyle de celles de la Perse libre et du Québec, rappelant qu’il est possible d’être profondément attaché à son identité sans haïr celle des autres, et de lutter pour sa liberté sans jamais renoncer à l’humanité.
Mandana Javan, qui a grandi en Iran après la révolution islamique, est connue pour son engagement en faveur des droits des femmes au Québec. Elle dénonce depuis plusieurs années les violences faites aux femmes, le communautarisme islamiste et les stratégies d’influence des courants islamistes et islamo-gauchistes. Ayant fui un régime fondé sur l’endoctrinement religieux d’État, elle alerte aujourd’hui sur la reproduction, en Occident, de dynamiques qu’elle a vues à l’œuvre dans son pays d’origine, et défend avec constance la laïcité comme condition essentielle — et encore fragile — de l’égalité et de la liberté.
Par cette prise de position, exprimée depuis Paris à l’issue même de la cérémonie du 14 décembre, Mandana Javan apporte un soutien international supplémentaire à la cause kabyle, en l’inscrivant clairement dans le champ des luttes démocratiques contemporaines pour l’autodétermination des peuples et le respect universel des droits humains.
Qui est Mandana Javan ?
Mandana Javan est une militante iranienne des droits humains installée au Québec.
Ayant grandi en Iran après la révolution islamique, elle a été confrontée dès l’enfance à l’endoctrinement religieux imposé par l’État. Engagée de longue date pour les droits des femmes, elle agit notamment en soutien clandestin à des victimes de violences conjugales.
Au Québec, elle dénonce publiquement le communautarisme islamiste, les violences faites aux femmes et les stratégies d’influence islamistes et islamo-gauchistes, qu’elle considère comme une menace directe pour la laïcité et l’égalité. Défenseure résolue d’un modèle laïque, elle alerte sur la reproduction en Occident de mécanismes politiques qu’elle a connus en Iran.
Présente à Paris lors de la cérémonie de proclamation de la déclaration d’indépendance de la Kabylie, le 14 décembre 2025, elle a exprimé un soutien clair au peuple kabyle et à son droit à l’autodétermination, saluant une lutte qu’elle juge digne, lucide et profondément humaniste.
