Tizi-Wezzu, Kabylie (Siwel) – Les citoyens kabyles Mohamed Dahmani et Farid Amrane, originaires de Boghni, ont été condamnés à quatre ans de prison ferme par le tribunal colonial algérien. Ils sont actuellement détenus à la prison coloniale de Tizi-Wezzu. Leur seul tort : avoir exprimé leur opinion politique ainsi que leur attachement à la Kabylie.
Les deux hommes avaient été arrêtés en avril dernier lors d’une vaste opération répressive à Boghni. Plus de cinquante éléments des forces coloniales algériennes – gendarmes, BRI, policiers et agents du DRS – avaient investi le village At Mendes, armés jusqu’aux dents. Mohamed Dahmani, simple chauffeur de profession, avait été brutalement arrêté pour avoir exprimé pacifiquement son kabylisme, notamment en cliquant sur un “j’aime” sur Facebook. Aux côtés de Dahmani, Farid Amrane avait lui aussi été arrêté et placé sous mandat de dépôt.
Depuis cette date, les deux pacifistes étaient maintenus en détention préventive, soumis à un acharnement judiciaire et à des accusations infondées de “terrorisme kabyle”, forgées de toutes pièces pour criminaliser la simple expression politique. Leur condamnation à quatre années de prison ferme n’est que l’aboutissement de cette logique répressive visant à réduire au silence les voix kabyles.
Ces peines iniques viennent confirmer le caractère systématique de la politique coloniale algérienne en Kabylie : arrestations arbitraires, accusations fallacieuses, procès expéditifs et lourdes condamnations.
Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Mohamed Dahmani, de Farid Amrane et de l’ensemble des détenus politiques kabyles. La Kabylie ne se laissera pas écraser par la terreur coloniale : son combat pour la liberté et la dignité continue.
mb
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