Hurler n’est pas penser ou la sagesse face au vacarme. Par Raveh Urahmun
« Si un âne te donne un coup de pied, ne le lui rends pas », conseillait Socrate.
Autrement dit, il est inutile de répondre à la bêtise par la bêtise.
Les faiseurs de mal, ces hurleurs algérianistes, persistent à aboyer, déversant des flots de haine, d’invectives et d’abjections contre tout ce qui n’est pas eux, contre toute différence qu’ils perçoivent comme un obstacle à leurs désirs contrariés. Ils incarnent un foyer de stagnation intellectuelle et d’ignorance de soi, d’où naît la haine de l’autre — une haine qui ne trouve d’expression que dans le vacarme et l’insulte.
En face, les gardiens de la kabylité, dignes et sereins, épris de liberté, opposent la sagesse, l’intelligence et la raison. Ils choisissent avec discernement les débats qui méritent leur énergie et préfèrent se projeter vers un avenir apaisé et prometteur plutôt que de s’enliser dans la fange de la stérilité polémique.
On raconte que Socrate déclara un jour :
« Si un âne me donnait un coup de pied, irais-je donc l’accuser en justice ? »
Le philosophe n’était pas homme à s’attarder sur des futilités, encore moins à accorder de l’importance à des actes insignifiants. Transposée à la situation qui nous occupe, sa pensée pourrait se formuler ainsi : c’est l’ignorance qui hurle, tandis que le sage observe, imperturbable. Lorsqu’un individu n’a rien d’autre à offrir que l’injure et le vacarme, le silence demeure la réponse la plus éloquente.
Une lecture psychanalytique de cette maxime socratique permettrait, me semble-t-il, de résumer les positions radicalement opposées des deux camps :
– d’une part, le peuple kabyle, qui a de tout temps combattu la soumission et l’ignominie, nourri par un système de valeurs mémorielles, et qui poursuit résolument sa marche vers la liberté et le progrès ;
– d’autre part, les hurleurs algérianistes, en quête permanente de conflit, expression d’une frustration historique, culturelle et identitaire profonde, qui les a réduits à une condition de citoyens sans véritable citoyenneté, semblables à des vagabonds errants, privés de repères et d’horizon.
Exil, le 20 janvier 2026
Raveh Urahmun
SIWEL 202333 JAN 26
