Plusieurs citoyens Kabyles en provenance de France arrêtés à Alger

Alger (Siwel) – Plusieurs citoyens kabyles, partis de France pour se rendre en Kabylie, ont été arrêtés à leur arrivée à Alger et placés en détention. Parmi eux figurent Louiza, 73 ans, originaire d’Iɛeẓẓugen, qui se rendait pour assister à l’enterrement d’un membre de sa famille, ainsi que Fadila, mère de famille, également d’Iɛeẓẓugen.
Hidouche Arezki, 65 ans, d’At Yenni, a lui aussi été arrêté alors qu’il se rendait pour participer à des funérailles familiales. Menana Hamid, de Michelet, fait également partie des personnes détenues. D’autres citoyens, dont les noms n’ont pas encore été rendus publics, ont été arrêtés dans des circonstances similaires.
Cela met en lumière la situation dramatique que vivent des milliers de Kabyles en exil, privés depuis des années de la possibilité de retrouver leurs proches en Kabylie. La détention de personnes âgées, venues uniquement pour des motifs familiaux, suscite une profonde indignation au sein du peuple kabyle.
Cet exil forcé, que subissent des milliers de Kabyles de la diaspora, constitue une atteinte grave aux droits humains. Le peuple kabyle dénonce les obstacles persistants qui empêchent les exilés de rendre visite à leurs familles, soulignant le caractère inhumain et douloureux de cette restriction.
Cette réalité n’a rien d’accidentel : elle relève d’une politique systématique menée par le régime colonial algérien. Enfermer des personnes âgées venues honorer la mémoire familiale, c’est frapper l’essence même de la dignité humaine. L’histoire retiendra que priver un peuple de son lien avec sa terre et sa famille n’est pas seulement une injustice politique, mais une négation de ce qui fait de nous des êtres humains.
Au-delà de l’émotion, il s’agit d’une question de principe universel : aucun peuple ne peut être condamné à l’exil permanent, ni privé de son droit naturel à la liberté. Le peuple kabyle, comme tous les peuples de la terre, a le droit imprescriptible de vivre sur sa terre, de parler sa langue, d’honorer ses morts et de transmettre son héritage. Le nier, c’est non seulement bafouer les droits de l’homme, mais aussi s’opposer à l’ordre moral et philosophique qui fonde la liberté des nations. L’histoire a toujours montré que les peuples privés de liberté finissent par la reconquérir : le droit du peuple kabyle à disposer de lui-même n’est pas une faveur à attendre, mais une vérité inaliénable à faire reconnaître.
MB
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