Presse italienne | Kabylie : une nouvelle République fédérale proclamée au cœur de l’Afrique du nord
PARIS, 17 Decembre 2025 — Dans un événement appelé à marquer l’histoire du Nord-Afrique, la Kabylie a proclamé officiellement sa séparation d’avec l’Algérie, annonçant la création de la République Fédérale de Kabylie. La cérémonie, initialement prévue à Versailles puis déplacée à Paris pour des raisons de sécurité, s’est déroulée en présence de délégations étrangères ainsi que des principaux dirigeants du MAK et du gouvernement kabyle en exil, l’Anavad.
La déclaration d’indépendance a été lue par Ferhat Mehenni, président du gouvernement kabyle en exil, devant une assemblée nombreuse et engagée — un geste qualifié de tournant dans le long parcours de revendication du peuple kabyle. Le choix du 14 décembre n’est pas anodin : il fait référence à la Résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies de 1960, fondatrice du droit des peuples colonisés à l’autodétermination. Cette référence ancre explicitement la proclamation dans une logique décoloniale pleinement légitime.
Le nom retenu pour ce nouvel État, République Fédérale de Kabylie, reflète une vision politique fondée sur la démocratie, la décentralisation et la protection des libertés fondamentales. Cette proclamation intervient dans un contexte particulièrement tendu, où toute expression politique liée à l’autodétermination kabyle est depuis longtemps confrontée en Algérie à une répression systématique, mêlant arrestations, condamnations et criminalisation du dissensus. Dans ce cadre, l’acte posé à Paris revêt une portée politique et morale qui dépasse largement sa dimension symbolique.
Sur la scène internationale, l’indépendance proclamée de la Kabylie soulève des questions qui ne peuvent plus être éludées. Pour Alger, elle représente une mise en cause directe du modèle centraliste imposé depuis l’indépendance algérienne. Pour la communauté internationale, la « question kabyle » s’inscrit pleinement dans le droit des peuples à l’autodétermination, tel que reconnu par les Nations unies, et appelle à la cohérence entre les principes de l’ordre international contemporain et les actions concrètes des États.
Dans ce contexte, le rôle de l’Europe devient central. L’Union européenne, dont la légitimité politique repose sur la défense des droits humains, des minorités et des libertés fondamentales, ne peut se contenter d’une prudente neutralité. La Kabylie se tourne vers l’Europe non comme un arbitre distant, mais comme un interlocuteur naturel, invitée à reconnaître un processus politique né de la volonté populaire et explicitement fondé sur le droit international.
Au plan régional, l’émergence de la République Fédérale de Kabylie est appelée à influencer les équilibres du Maghreb. L’apparition d’un État fondé sur des principes démocratiques et fédéraux introduit un élément de renouveau politique susceptible de contribuer à la stabilité régionale, offrant un modèle alternatif face au centralisme autoritaire qui a marqué une grande partie de l’histoire post-coloniale nord-africaine.
Le chemin à parcourir pour la République Fédérale de Kabylie sera exigeant. La construction d’institutions solides, la consolidation d’une gouvernance efficace et l’intégration pleine au sein de la communauté internationale nécessiteront du temps et de la détermination. Cependant, la date du 14 décembre 2025 symbolise un passage irréversible : la Kabylie franchit le pas de la revendication vers une souveraineté proclamée.
Cette proclamation d’indépendance n’est pas seulement un acte symbolique. Elle ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire contemporaine du Maghreb et met directement l’Europe face à ses choix : rester fidèle à ses valeurs ou détourner le regard devant l’aspiration légitime d’un peuple à sa liberté.
Parigi, 14 dicembre 2025, in un evento destinato a segnare la storia del Nord Africa, la Kabylia ha proclamato ufficialmente la propria indipendenza dall’Algeria, annunciando la nascita della Repubblica Federale di Kabylia. La cerimonia, inizialmente prevista a Versailles e trasferita all’ultimo momento a Parigi per ragioni di sicurezza, si è svolta alla presenza di delegazioni straniere e dei principali rappresentanti del Movimento per l’Autodeterminazione della Kabylia (MAK) e del Governo in Esilio, l’Anavad.
A leggere la Dichiarazione di Indipendenza è stato Ferhat Mehenni, presidente del Governo kabyle in esilio, davanti a una platea numerosa e partecipe. Un gesto che segna una svolta nel lungo percorso di rivendicazione del popolo kabyle. Non casuale la scelta della data: il 14 dicembre richiama la Risoluzione 1514 (XV) dell’Assemblea Generale delle Nazioni Unite del 1960, atto fondativo del diritto dei popoli colonizzati all’autodeterminazione. Un richiamo esplicito che colloca la proclamazione all’interno di una legittima e compiuta narrazione decoloniale.
Il nome scelto per il nuovo Stato, Repubblica Federale di Kabylia, riflette un progetto politico fondato su democrazia, decentramento e tutela delle libertà fondamentali. La proclamazione avviene in un contesto particolarmente teso. In Algeria, ogni espressione politica legata all’autodeterminazione kabyle è da tempo oggetto di repressione sistematica, tra arresti, condanne e criminalizzazione del dissenso. In questo quadro, l’atto compiuto a Parigi assume un valore politico e morale che va ben oltre il suo significato simbolico.
Sul piano internazionale, l’indipendenza della Kabylia apre interrogativi che non possono più essere elusi. Per Algeri rappresenta una sfida diretta al modello centralista imposto fin dall’indipendenza algerina. Per la comunità internazionale, la questione kabyle rientra pienamente nel diritto dei popoli all’autodeterminazione, sancito dalle Nazioni Unite, e chiama in causa la coerenza dei principi su cui si fonda l’ordine internazionale contemporaneo.
È in questo quadro che il ruolo dell’Europa diventa centrale. L’Unione Europea, che fonda la propria legittimità politica sulla tutela dei diritti umani, delle minoranze e delle libertà fondamentali, non può limitarsi a un atteggiamento di prudente silenzio. La Kabylia guarda all’Europa non come a un arbitro distante, ma come a un interlocutore naturale, chiamato a riconoscere un processo politico che nasce dalla volontà popolare e si richiama esplicitamente al diritto internazionale.
A livello regionale, la nascita della Repubblica Federale di Kabylia è destinata a incidere sugli equilibri del Maghreb. L’emergere di uno Stato fondato su principi democratici e federali introduce un elemento di rinnovamento politico che può contribuire alla stabilità regionale, offrendo un modello alternativo al centralismo autoritario che ha segnato gran parte della storia postcoloniale nordafricana.
Il cammino della Repubblica Federale di Kabylia sarà impegnativo. La costruzione di istituzioni solide, il consolidamento di una governance efficace e l’inserimento pieno nella comunità internazionale richiederanno tempo e determinazione. Tuttavia, il 14 dicembre 2025 segna un passaggio irreversibile: la Kabylia compie il salto dalla rivendicazione alla sovranità dichiarata.
Non si tratta soltanto di un atto simbolico. La proclamazione dell’indipendenza kabyle apre un nuovo capitolo nella storia contemporanea del Maghreb e interpella direttamente l’Europa: restare fedele ai propri valori o voltarsi dall’altra parte di fronte alla legittima aspirazione di un popolo e alla sua libertà.
Source : Kabylia, un nuovo Stato nel Maghreb? – BeeMagazine
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